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Quel point commun existe-t-il entre l’Aurige de Delphes, le Quadrige de Saint Marc, le Persée de Cellini, le Penseur de Rodin, l’homme qui marche de Giacometti, et les œuvres de Michel Audiard ?
Réponse : leur technique de coulée à la cire perdue.
La technique de la cire perdue est vieille de plusieurs milliers d’années. L’artiste réalise son modèle en cire, puis le fondeur lui rajoute un jet en cire pour l’arrivée du métal et des évents afin de permettre l‘échappée des gaz. L’ensemble est enrobé avec un matériau réfractaire au grain extrêmement fin et on laisse sécher ce moule.
Après séchage, le moule est introduit dans un four de cuisson. La température monte doucement (jusqu’à 800°C) en respectant certains paliers afin que la cire se ramollisse, fonde, coule par les jets et les évents. Puis les restes de cire partent en fumée. Le moule est vide, seule demeure l’empreinte de la sculpture en cire.
L’or, l’argent et le bronze commencent à chauffer dans un creuset en graphite monté progressivement en température, pour atteindre 960°C pour l’argent, 1064°C pour l’or et 1080°C pour le bronze. La limite de ces températures est impérative pour ne pas violer le métal et brûler ses composants, ce qui altérerait l’alliage.
Lorsque le métal est fondu et donc liquide dans le creuset, les moules sont sortis du four (maintenu à une température d’environ 600°C) et le métal est coulé dans la cavité laissée libre par la cire perdue. Celui-ci se solidifie immédiatement. Les moules seront décochés un peu plus tard (ce qui signifie casser le revêtement réfractaire). Le métal apparaît ; on coupe le jet et les évents. Il sera ciselé, poli ou patiné. Une œuvre d’art est née. L’artiste voit pour la première fois son travail définitif.
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